12/05/2011

Today news analysed by a specialist of the Chinese market

L'annonce, le 3 mai, de l’investissement de 150 millions d’euros par le chinois Hawtai (Huatai) dans le constructeur automobile suédois Saab, en échange de 30% de son capital, a été perçue, six mois après l’acquisition de son compatriote Volvo par l’autre chinois Geely, comme un nouvel échange comparable. Survie, pour la partie européenne, contre acquisition de valeur ajoutée (via la marque et les technologies) pour la partie chinoise.
Une différence majeure existe pourtant entre les deux opérations : la nature du repreneur. Quand on est repêché, mieux vaut l’être par un maître-nageur qui ne risque pas lui-même de se noyer.
Or, si, sans être un « poids lourd » de l’automobile chinoise, Geely était un acteur installé, avec plus de 400.000 véhicules vendus (hors Volvo) en 2010, Hawtai est un acteur beaucoup plus récent, et fragile. Avec certes des capacités de production annuelles installées qui dépassent désormais 300.000 véhicules ; mais avec des ventes inférieures à 40.000 SUV l’an dernier ; et le lancement commercial de son premier modèle de berline en 2010 seulement.
Des succès fulgurants de constructeurs automobiles privés (comme le sont Geely et Hawtai) sont certes intervenus en Chine dans la première décennie des années 2000. Mais la conjoncture a aujourd’hui radicalement changé.
Dans un contexte qui voit les autorités nationales pousser à une restructuration du secteur (qui compte toujours plus d’une vingtaine de constructeurs chinois affichant des ambitions d’échelle nationale), Hawtai a peu de chances d’être appuyé dans sa volonté d’émergence.
Le principal et réel intérêt de son implication dans Saab, pourrait être sa valorisation, dans la perspective de sa propre acquisition par un de ses grands concurrents. Ce qui n’est pas la garantie de stabilité la plus rassurante pour le constructeur européen …

JF Dufour ,

Directeur DCA Chine Analyse.

The announcement on May 3, of the investment of 150 million euros by the Chinese Hawtai in the Swedish automaker Saab, in exchange for 30% of its capital, was seen six months after the acquisition of Volvo fellow by the other Chinese Geely, like a similar deal . Survival, on the European side, acquisition of value added (via the brand and technology) for the Chinese side.
A major difference exists yet between the two operations: the nature of the buyer. When one is drafted, it is better to be a lifeguard who does not risk himself from drowning.
Although, without being a "heavyweight"of the Chinese automotive, Geely was a player installed, with more than 400,000 vehicles sold (excluding Volvo) in 2010, Hawtai is a far more recent and fragile. With installed annual production capacity exceeding 300,000 vehicles now, but with sales of less than 40,000 SUV last year, and the commercial launch of its first and only sedan model in 2010 .

Dazzling successes of private car manufacturers (such as Geely and are Hawtai) are certainly occurred in China in the first decade of the 2000s. But the situation has now radically changed.
In a context that sees the national push to restructure the sector (which still has over two dozen manufacturers displaying Chinese national ambitions), Hawtai unlikely to be supported in its desire to emerge .
The principal and interest of his real involvement in Saab, its valuation could be in view of its own acquisition by one of its major competitors. This is not a guarantee of stability for the most reassuring European manufacturer ...

15:33 Écrit par Golfhunter dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.